Bac de Français à Besançon : Une Canicule Indigne et des Conditions D’examen Scandaleuses

Bac de Français à Besançon : Une Canicule Indigne et des Conditions D’examen Scandaleuses

Des Conditions Insupportables pour les Candidats

Le lundi 30 juin 2025, alors que la France est frappée par une vague de chaleur sans précédent, des élèves de Besançon se retrouvent dans la tourmente. Les épreuves de bac de français se déroulent dans des salles surchauffées, dépourvues d’eau et de ventilation, créant des conditions d’examen jugées « honteuses » par les enseignants. C’est dans ce contexte tendu qu’une examinatrice d’un lycée bisontin a décidé de faire entendre sa voix, dénonçant la situation au nom de ses collègues.

Un Manque d’Anticipation Épouvantable

« Les élèves sont bloqués dans des salles plein sud, fenêtres ouvertes, en pleine chaleur », déclare l’enseignante, membre du syndicat Sud Éducation. La colère est palpable, alors que les recommandations gouvernementales, visant à prendre des mesures de bon sens pour protéger les étudiants, semblent avoir été ignorées. « Ils n’ont pas d’eau à disposition, malgré nos demandes répétées depuis une semaine », souligne-t-elle, ajoutant qu’une carafe et deux verres devaient suffire pour faire face à la canicule.

Des Mesures Insuffisantes Face à la Canicule

Les frustrations des enseignants vont croissant. Face à l’absence de plan canicule, l’examinatrice affirme : « C’est scandaleux ! ». Elle révèle que seuls quelques examinateurs bénéficient de ventilateurs, et ces derniers sont qualifiés de « privilèges » choquants lorsqu’on considère le cadre dans lequel les élèves passent leurs examens. Tout cela soulève des questions sur le traitement et la considération des personnels éducatifs et des élèves par l’institution.

Réaction des Autorités

Contre toute attente, le rectorat de l’Académie de Besançon a répondu que les consignes avaient été mises en œuvre correctement, malgré les témoignages contraire. Cela met en exergue un écart frappant entre la réalité sur le terrain et la communication officielle. La ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, avait pourtant appelé à anticiper les effets de la chaleur, mais pour les élèves du bac à Besançon, son appel semble être resté lettre morte.

Une Situation Révoltante pour les Éducateurs

Pour les enseignants de l’Académie, la situation rappelle un triste précédent, celui du manque de préparation durant la pandémie de COVID-19. Ils se sentent méprisés et largement abandonnés par un système qui semble incapable de répondre aux enjeux contemporains. « Nous ne voulons pas être nommés, car l’institution est maltraitante à tous égards », conclut l’examinatrice dans un cri du cœur qui résonne comme un appel à l’action pour le respect des conditions d’examen et des élèves.