Une initiative novatrice à Besançon pour donner la parole aux familles de détenus
À Besançon, un projet original se concrétise autour d’une démarche citoyenne visant à donner la voix aux mères, femmes et sœurs de détenus. Mené par la journaliste Margaux Dzuilka, installée dans la ville, et l’artiste franco-américaine Maya Gering, ce projet consiste à collecter les témoignages de ces proches afin de créer un livre objet, illustrant la double peine vécue par ces familles. Cette initiative répond à un manque de lieux où l’on peut exprimer cette douleur souvent absente du débat public.
Selon un article d’Est Républicain, cette démarche se veut aussi un outil de sensibilisation sur la réalité des familles de détenus, mettant en lumière leur parcours souvent ignoré, tout en soulignant que la famille joue un rôle essentiel dans la prévention de la récidive. Margaux Dzuilka, qui a déjà animé des ateliers radio à la maison d’arrêt de Besançon en 2019, et Maya Gering, mobilisent leur connaissance du monde carcéral pour révéler ces histoires privées mais essentielles à la compréhension du contexte judiciaire et social.
Ce projet s’inscrit dans une volonté de soutenir ces familles, souvent confrontées à une double peine, et de contribuer à une meilleure prise en compte de leur vécu dans une société qui doit également lutter contre la stigmatisation et l’exclusion. L’initiative a reçu une attention particulière locale, illustrant l’engagement des acteurs culturels et médiatiques face à des sujets sensibles.