Besançon sous le choc après la mort d’un étudiant engagé lors d’une altercation violente

Besançon sous le choc après la mort d’un étudiant engagé lors d’une altercation violente

Une altercation meurtrière secoue Besançon

Jeudi 12 février, une violente altercation à Lyon a profondément marqué l’actualité, mais ses répercussions ont également touché Besançon, où une mobilisation en hommage à Quentin D., victime de cette violence, s’est tenue ce dimanche. La manifestation, organisée par des groupes liés à l’extrême droite, a rassemblé une soixantaine de personnes dans le centre-ville, notamment place du Huit-Septembre 1944, sous une forte escorte policière. Les participants, dont certains issus de milieux nationalistes ou traditionalistes, ont exprimé leur tristesse et leur colère face à la mort tragique de cet étudiant engagé, passé par plusieurs cercles néofascistes, selon Médiapart.

Les circonstances du drame et les réactions

Les premiers éléments laissent penser qu’il s’agit d’un affrontement entre groupes d’extrême droite et antifascistes, dans le cadre d’une action du groupuscule « Némésis », expliquent des sources. Selon un riverain contacté par TF1, deux groupes d’une vingtaine de personnes chacun seraient impliqués, et l’agression aurait fini par tourner à un lynchage. Quentin D. est décédé peu après, son décès ayant été confirmé hier. La victimisation de Quentin, ancien membre des cercles néofascistes « Allobroges », « Luminis » et « l’Action Française », a suscité une vive émotion en Franche-Comté, où une marche commémorative a été organisée ce dimanche, rendant hommage à son engagement.

Une mobilisation contrastée et des discours conflictuels

Malgré l’émotion et le relais massif sur les réseaux sociaux, la cérémonie locale n’a pas échappé à des tensions. Lors du rassemblement, Yona Faedda, porte-parole de « Némésis », a accusé la « Jeune Garde antifasciste » d’être responsable de l’agression, en déclarant que ses partisans auraient frappé Quentin D. alors qu’il était placé en protection lors d’une manifestation contre un meeting de Rima Hassan. Son discours, retransmis en direct sur Radio Courtoisie, a également évoqué la conversion au christianisme de Quentin D., présenté comme un « martyr » de la nation et de la religion. Ces paroles ont suscité la controverse, tout comme la présence de divers soutiens, allant de féministes nationalistes à un fan de musique NSBM, témoignant de la complexité des identités représentées.

Les réactions politiques et l’après-crise

Plusieurs figures politiques locales ont condamné cette violence. Des candidats aux municipales, tels qu’Anne Vignot, Séverine Véziès ou Ludovic Fagaut, ont publié sur leurs réseaux sociaux des messages de compassion et de rejet des brutalités. Cependant, certaines positions, notamment celle de la députée Géraldine Grangier du Rassemblement National, ont été perçues comme détournant la tragédie à des fins politiciennes, en évoquant notamment une supposée montée des milices ou en critiquant la presse. En parallèle, une opération de mobilisation ultranationaliste a été signalée dans le quartier de Battant, où une manifestation secrète voilée par des cagoules et fumigènes arborait une banderole « Quentin présent » signée d’une croix celtique, symbole associé à des groupes extrémistes. Ces incidents illustrent la persistance d’un climat de tension et d’extrémisme dans la région.