Controverse à Besançon : la polémique autour de Raphaël Enthoven et la censure politique

Controverse à Besançon : la polémique autour de Raphaël Enthoven et la censure politique

Une éviction polémique au festival Livres dans la Boucle

La participation de l’écrivain et philosophe Raphaël Enthoven au festival Livres dans la Boucle à Besançon a été annulée suite à une controverse. Initialement invité pour présenter son dernier livre « L’Albatros », un récit personnel autour de la maladie de sa mère, Enthoven a été retiré de la programmation après des réactions liées à un message publié sur le réseau social X. Dans ce message, il accusait certains journalistes en Gaza d’être membres du Hamas ou de complicité avec l’organisation, ce qui a suscité l’indignation de plusieurs acteurs locaux et nationaux.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), via sa délégation Bourgogne-Franche-Comté, a demandé la reprogrammation de sa venue, comparant cette situation à l’accueil réservé à Soljenitsyne en 1974, et dénonçant ce qu’il considère comme un boycott d’un écrivain reconnu. La section bisontine du Parti communiste français a également exprimé son opposition à la présence d’Enthoven.

Une accusation de censure politique

Raphaël Enthoven a réagi à cette éviction en dénonçant une « censure politique » et en s’adressant directement à la maire écologiste de Besançon, Anne Vignot. Il l’accuse d’avoir exercé une forme de censure en empêchant la présentation de son livre, en réaction notamment à ses propos sur la situation à Gaza. Enthoven a critiqué la décision de la mairie, qu’il qualifie de rétablissement « le délit d’opinion », et affirme que cette décision porte atteinte à la liberté d’expression.

Il a également soutenu ses propos sur la crise à Gaza, critiquant ceux qui considèrent certains journalistes comme véritables « journalistes » sous le contrôle du Hamas. Enthoven a dénoncé la violence dont certains journalistes indépendants, critiquant le Hamas, seraient victimes, évoquant par exemple le cas de journalistes attaqués ou arrêtés en situation de reportage.

Une controverse qui divise

La polémique continue de faire rage, opposant ceux qui estiment que la décision de la mairie traduit une censure politique à ceux qui dénoncent la liberté d’expression. Le débat soulève notamment la question de la liberté d’intervenir dans la sphère publique et artistique face à des enjeux politiques et médiatiques sensibles.