Grand Besançon Métropole : Débat sur le budget 2026 et les enjeux d’investissement face aux élections municipales

Grand Besançon Métropole : Débat sur le budget 2026 et les enjeux d’investissement face aux élections municipales

Un dernier débat budgétaire avant les élections municipales

Ce jeudi soir, les élus de Grand Besançon Métropole (GBM) se réuniront pour débattre des orientations budgétaires 2026, avec un projet de budget s’élevant à 386 millions d’euros, en hausse de 4 millions par rapport à 2025. Il s’agira du dernier débat d’orientations budgétaires du mandat, marquant une étape importante dans la gestion de l’intercommunalité avant les élections municipales de mars prochain.

Selon la présidente écologiste d’GBM, Anne Vignot, le bilan des investissements réalisés ces dernières années est « très positif ». Elle met en avant une hausse notable du niveau de réalisation des projets et un investissement total de près de 112 millions d’euros en 2025, soit près de 18 millions de plus qu’en 2024, et presque le double de ce qui avait été réalisé en 2020. Elle souligne également que ces investissements ont été réalisés malgré les crises successives, attestant de la forte progression du développement local.

Les enjeux du Plan pluriannuel d’investissement

Le vice-président en charge des finances, Gabriel Baulieu, insiste sur la « trajectoire très volontariste » de GBM, notamment avec le Plan pluriannuel d’investissement (PPI) qui prévoit 570 millions d’euros programmés sur la période 2025-2029. Cependant, il admet que le PPI actuel « sature la capacité d’investissement » de la collectivité jusqu’en 2029, ce qui représente un défi pour le futur. Il souligne que si certaines opérations déjà engagées, comme la Grande bibliothèque, peuvent être maintenues, d’autres projets, tels que le parc des expositions, sont souvent critiqués par l’opposition, notamment par Ludovic Fagaut, chef de file LR et candidat aux municipales.

Ce dernier s’interrogeait récemment sur le risque que le PPI n’obère les finances de la mandature à venir, un point sur lequel Gabriel Baulieu a admis qu’il n’y a pas beaucoup de marge de manœuvre. Il a précisé que, malgré tout, certains projets pourraient théoriquement être retirés du PPI, mais que jusqu’à présent, cela ne s’est jamais produit en pratique.

Un contexte électoral marqué par la prudence

Sur le plan politique, Gabriel Baulieu, qui ne se représentera pas en mars, a invité les futurs élus à mieux s’imprégner des réalités budgétaires pour éviter de faire des promesses déconnectées de la capacité financière de la collectivité. Il critique également certains candidats, comme Jacques Ricciardetti du Rassemblement national, qui évoquent des projets tels que la délocalisation du parc des expositions, qu’il juge irréalisables.

De son côté, Anne Vignot se questionne sur la possibilité pour les candidats d’être entendus lorsqu’ils proposent des projets « sobres » et raisonnables, en soulignant que la société actuelle reste souvent attirée par l’apparat. Elle invite à une gestion plus rationnelle, propice à une saine campagne électorale.