Procès Péchier à Besançon : un mail interdit perçu comme une intimidation

Procès Péchier à Besançon : un mail interdit perçu comme une intimidation

Un mail perçu comme une intimidation lors du procès Péchier à Besançon

Le procès de Frédéric Péchier, l’anesthésiste mis en cause, a été marqué par la révélation d’un incident inédit. En juillet 2025, l’accusé a envoyé un mail « interdit » à Catherine Party, une infirmière anesthésiste qui devait témoigner dans cette affaire. Cet envoi, qui n’était pas autorisé étant donné que Péchier était sous contrôle judiciaire, a été perçu par la témoin comme une tentative d’intimidation ou d’agression. La victime, qui a expliqué avoir ressenti une peur réelle, a souligné que cette manœuvre la faisait se demander si d’autres approches similaires pourraient suivre. La cour a été informée de cette situation par Catherine Party elle-même, qui a alerté la présidente de la cour d’assises à la suite de cet envoi concerné par un échange datant de 2016, suite à la démission de la témoin de la clinique Saint-Vincent.

Ce mail, contenant un échange écrit datant de plusieurs années, comprenait des propos de consolation de Péchier pour Catherine Party, suite à un différend professionnel passé. La témoin a déclaré à la barre avoir perçu cet envoi comme une tentative d’intimidation, renforçant sa crainte d’une possible nouvelle approche de Péchier. Cependant, le ministère public a décidé de ne pas poursuivre l’anesthésiste pour violation de contrôle judiciaire, craignant que cette étape ne retarde le procès. La défense a, quant à elle, évoqué une « erreur de manipulation » qui sera expliquée par Péchier lors de son interrogatoire, ce vendredi. La cour continue d’examiner ces événements dans le contexte d’un procès complexe impliquant notamment des accusations d’empoisonnements et des affaires de violences.