« Un flic, une balle » à Besançon : le message qui enflamme le débat sur les violences policières

« Un flic, une balle » : une pancarte choquante lors de la manifestation à Besançon contre les violences policières

Lors de la manifestation du 23 septembre à Besançon, dans le cadre de l’appel national « contre les violences policières », une petite pancarte portant les mots choquants « Un flic, une balle » a suscité de vives réactions. Cette pancarte a été brandie par une personne anonyme, juste derrière la banderole officielle de début de cortège. Sur les 700 manifestants présents (470 selon la préfecture du Doubs), peu de personnes l’ont vue, mais elle a été capturée sur des photos et des vidéos prises au début de la manifestation.

La manifestation, organisée à Besançon comme dans une centaine d’autres villes en France, était un défilé pacifique visant à dénoncer les « violences policières » et « le racisme systémique ». Cependant, cette pancarte aux propos extrêmement choquants a rapidement fait réagir. Vers 20 heures, Jean-François Colombet, le préfet du Doubs, a publié un communiqué condamnant fermement cette pancarte, qu’il considère comme « un appel au meurtre de policiers ». La maire de Besançon, Anne Vignot, membre du parti EELV qui appelait à manifester, a également condamné ces propos, bien qu’elle n’ait pas participé à la marche. D’autres élus de la municipalité bisontine ont également exprimé leur désaccord avec les mots de cette pancarte.

Cette pancarte a provoqué une onde de choc médiatique, avec des journaux tels que Le Point, Le Figaro, Valeurs Actuelles et Europe 1 relayant l’information. Cependant, certains estiment que cet incident est politiquement orienté et ne représente pas les convictions des organisations signataires de l’appel à la manifestation. Noëlle Ledeur, membre du collectif SolMiRé pour la défense des jeunes migrants, a souligné que cette pancarte ne correspondait pas aux slogans anti-flics prévus par l’appel.

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Malgré tout, cette pancarte aux propos ambigus et provocateurs ne doit pas être prise à la légère. Stéphane Morisse, secrétaire national délégué à la zone est du syndicat Unité SGP Police, a déclaré que ces mots constituaient des menaces de mort et un véritable appel au meurtre. Une enquête préliminaire a été ouverte au commissariat de Besançon pour faire la lumière sur cette affaire.

Il est important de souligner que cette pancarte ne représente pas les convictions des organisations qui ont appelé à la manifestation contre les violences policières. Elle ne doit pas être utilisée pour discréditer le mouvement dans son ensemble. La lutte contre les violences policières et le racisme systémique est un combat légitime, mais il est essentiel de le mener de manière pacifique et respectueuse.

Il est nécessaire que la justice intervienne rapidement pour punir les auteurs de cet acte, car il ne fait que renforcer les fractures et attiser la haine envers ceux qui nous protègent au quotidien. Nous devons tous oeuvrer ensemble pour construire une société plus juste et égalitaire, où le respect mutuel et la confiance entre les forces de l’ordre et les citoyens sont primordiaux.

ml ph